ÉDITO DU PRÉSIDENT

Il y a un an, la crise des « gilets jaunes » éclatait, mettant en lumière la crise sociale profonde que traverse la France depuis des années.
Si au départ, les revendications étaient diffuses et confuses, le mouvement a permis in fine de dégager un slogan qui fait consensus pour tous les français qui souffrent : « fin du monde, fin de mois, même combat!». Tout est dit.

La date anniversaire du 17 novembre n’a pas endigué la colère malgré les « mesurettes » du Président Macron, bien au contraire.
Le projet de réforme sur les retraites est le dénominateur commun des colères ayant permis la coagulation des divers mécontentements des services publics de l’audiovisuel, de l’hôpital, de l’enseignement, des transports, de la justice et bien entendu de l’énergie : manque de moyens, manque d’effectifs, baisse des salaires.
Mais pas seulement. Le secteur privé n’est pas en reste dans les revendications avec en exergue la réforme de l’assurance chômage.
Macron aura favorisé la convergence des luttes qu’aucun éditorialiste ou journaliste ne veut nommer de la sorte, encore moins nos élites. Mais les faits sont là. Le mouvement contre la réforme de la retraite par points va bien au-delà de la simple contestation de la remise en cause de notre régime de protection sociale.
Le mouvement des « gilets jaunes » tel que nous l’avons connu à ses débuts, s’il connaît un essoufflement, n’est pas mort. Il renaît aujourd’hui autour de la structuration du mouvement social par le biais des organisations syndicales. Dans la plupart des cas, leurs revendications sont quasiment identiques, et c’est bien normal. Un salarié est avant tout un citoyen. Il ne pouvait donc pas en être autrement.
Si la CGT appelle à un mouvement reconductible contre la réforme des retraites eu égard à la nocivité d’un tel projet, ce sont avant tout les salariés au travers de leur détermination qui ont décidé d’en faire un mouvement de cette ampleur.
Même si à ce jour il ne recule pas, le gouvernement vacille, tergiverse, cherche des appuis chez les partenaires sociaux, tout en essayant de se dépêtrer de situations pour le moins dérangeantes comme l’affaire DELEVOYE.
A l’heure où vous lirez ces quelques lignes nous en saurons plus sur la détermination des salariés, face à celle du gouvernement ainsi que sur la position de certaines organisations syndicales.
Si on doit parler de convergence des luttes c’est bien sur la question des retraites avec une seule revendication commune, LE RETRAIT DU PROJET…

Le Président de la CMCAS
Thierry LADEUX

 

Voeux du Président

L’année 2019 s’achève après un an de mouvement social avec les gilets jaunes et dans son prolongement, le début d’un conflit majeur contre le projet de loi d’un système de retraite par points. Le discours du gouvernement est bien rodé, mettant à l’index les « privilégiés », ceux qui bénéficient d’un régime particulier.
La grève parfois reconductible menée par les salariés, et notamment les électriciens et gaziers du département, a permis de recréer du lien entre collègues, avec les usagers et les salariés de tous horizons.
Nous n’avons pas d’autre choix que de résister au diktat du gouvernement français qui n’a de cesse de creuser les inégalités. Jamais les choix politiques n’auront eu d’effets aussi néfastes sur les populations les plus vulnérables au premier rang desquelles les femmes et les précaires.
C’est dans ces moments que le « PAR » et le « POUR » portés dans les activités sociales prennent tout son sens dans cette lutte interprofessionnelle. On ne sait pas encore qui en sortira vainqueur mais ça fait du bien de voir 1 500 000 personnes descendre dans la rue le 5 décembre pour défendre l’intérêt général dans une société où l’individualisme prédomine.
C’est sur cette note positive que je vous adresse tous mes voeux de bonheur, de santé pour cette nouvelle année qui sera, je l’espère, une année de solidarité, de fraternité et de combativité.
Th.LADEUX

Author: CMCAS

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